n’avions pas pu la détruire par les armes, ils Pat tal-quent par le ridicule : Pacte du 4 juin , que vousaviez piis pour une charte constitutionnelle, devientla parodie de la constitution anglaise. Nous avons
la liberté de la presse.avec la censure préalable 5
nous avons un pouvoir législatif, avec.Oh ! que
cela est plaisant, et que nous allons bien faire riretous les peuples de l’Europe aux dépens des An-glais?. C’est ainsi qu’en sortant de la chambre
des députés, s’exprimait en ma présence un ancienhabitué du Vaudeville, lorsqu’il a été tout-à-coupinterrompu par un brave royaliste, qui m’a apos-trophé en ces termes :
« J’ai lu le premier numéro du Censeur; et,ce comme tous les honnêtes gens, j’ai été indigné decc votre audace. Quoi ! vous osez nous parler decc vertus et de mœurs ! vous prenez la défense descc lois contre les ministres de sa majesté! Sachezcc que sa fidèle chambre des députés saura vous fairecc repentir de votre témérité, et qu’elle s’empresseracc de supprimer une liberté dont vous faites un sicc criminél usage. Son excellence le ministre de Pin-ce térieur vient d’en demander la suppression , etcc vous pouvez être convaincu qu’elle ne lui sera pascc refusée. »
Je 11e sais , ai-je répondu, ce que fera la chambredes députés ; mais voici une fable dans laquelle vouspouvez découvrir les motifs de la loi que propose sonexcellence :
cc On sait que le calife Aaron-Al-Raschid fut un