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sance à une foule de conjectures , et ontouvert un vaste champ aux spéculations desnouvellistes. Ce prince ne paraît pas disposéà descendre de bonne grâce du trône où ilest monté. L’île d’Elbe est un séjour pourlequel il montre peu d’inclination; et, à moinsqu’il ne s’abandonne lui-même, ou qu’il nesoit abandonné de ses généraux, il y a quelqueapparence que le congrès de Vienne aurapour lui des égards. S’il était faible, ce seraitautre chose.
Pendant que l’Europe ainsi agitée attendavec impatience les décisions de ce sénat desouverains dont la haute sagesse balance sesdestinées , l’Amérique lui donne un belexemple. Seule, elle lutte avec avantage con-tre toute la puissance de l’Angleterre. Cetteguerre, si elle n’est pas promptement ter-minée par une paix honorable pour les Etats-Unis , sera aussi funeste au gouvernementbritannique , que la guerre d’Espagne l’a étéà Napoléon. Tous les trésors de la Grande-Bretagne , toute la force de ses flottes et deses armées, échoueront devant l’énergie d’unpeuple libre , armé pour maintenir ses justes
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