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peuples et le premier devoir des rois, et quela marche de l’opinion, qui peut être suspen-due par la force, ne rétrograde jamais ? L’Eu-rope entière est arrivée à une époque oit ilest aussi impossible aux gouvernemens, quelsqu’ils soient, de faire aimer la servitude quel'anarchie. Les peines de l’exil , les horreursdes prisons, la hache des bourreaux, affai-blissent , loin de consolider, le pouvoir quien fait usage. On tue les hommes, on nepeut tuer la vérité.
Si de la péninsule nous tournons nos re-gards vers l’Italie, cette belle contrée, où vi-vent encore de si glorieux souvenirs, nousoffre un spectacle aussi peu consolant. LesItaliens , sur la foi des promesses des puis-sances alliées, espéraient que leurs droits se-raient respectés, et qu’ils arriveraient enfin àcet état d’indépendance qui depuis si long-temps est l’objet de leursvœux ; mais il paraîtqu’ils sont destinés à recevoir les lois qu’onvoudra leur imposer.
Quelques démarches équivoques du roide Naples qui se trouve à la tête d’une ar-mée nombreuse et aguerrie, ont donné nais-