11 . Des principes politiques du ministèreet de ropposilion.
J’ai dit que les ministériels et lesopposanss’accordaient en un point, qu’il y avait unebase commune à leurs opinions politiquessurlaquelle nul d’entre eux ne variait : la néces-sité de maintenir la constitution. Il convientmaintenant de montrer d’une manière pré-cise en quoi consiste cette partie de leur opi-nion, qui les distingue et les empêche de serassembler en un seul et même parti.
Deux hommes en France ayant une égaleprobité, un égal attachement à l’ordre socialétabli, un égal amour pour le roi, bien queparfaitement d’accord sur les points constitu-tionnels , peuvent avoir des idées très-diffé-rentes louchant le ressort, le mobile, et, sil’on peut parler ainsi , la source de la consti-tution. Ou peut penser que tous les pouvoirsémanent du roi' que c’est lui qui nous a oc-troyé la chartej que nous la tenons de saseule volonté ; qu’il esl important que le pou-voir royal ait une grande étendue. Cettefaçon de penser est naturellement celle des5 22 *