peuvent avoir l’un pour l’autre beaucoup îlelutine, et cependant vivre eu paix; commeils peuvent s’estimer réciproquement, avoirmême une affection personnelle l’un pourl’autre, et se trouver en état de guerre, si l’in-térêt des peuples qu’ils gouvernent l’exige.Ainsi le général Exelmaus ne peut pas êtreconsidéré comme ayant entretenu une corres-pondance avec l’armée ennemie. Sa lettre àson ancien général sera, si l’on veut, une im-prudence , mais elle n’est point un crime.
Mais si la lettre au roi de Naples ne peutpas être considérée comme une correspon-dance avec l’armée ennemie, on ne peut pasdavantage la considérer comme constatantl’existence d’un crime ; car on n’y trouve lapreuve d’aucun fait existant ou ayant com-mencé d’exister, que la loi puisse considérercomme criminel. Que dit en effet au roide Naples le général Exelmans ? Si l’on vouseût attaqué, il vous eût été facile d’attirerà vous des milliers de braves officiers qui ,instruits sous vos yeux et à votre école ,se seraient empressés de vous offrir leursservices. Mais cela s’applique-t-il à des Eran-
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