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putre les officiers à demi-solde , que le mi-nisire appelle en demi-activité, el les officiersen non activité ; on prétend que les premiers,forment une classe moyenne entre les offi-ciers en activité elles officiers à la demi-solde;et l’on affirme que le ministre peut leur don-ner des ordres à exécuter sans les faire ren-trer en activité de service. Cette distinctionparaîtra sans doute bien bizarre ; mais nous,n’examinerons pas ici jusqu’à quel pointelleestfondée; il suffit qu’on nous accorde qu’unmilitaire en demi-activité ne se trouve pasdans'le même étal qu’un militaire en activité;et il faut bien qu’on admette entre eux unedistinction , puisque, si l’on n’en admettaitaucune, ils auraient tous droit au même trai-tement.
Une distinction étant admise, il faut serappeler que tout ce qui n’est pas défendupar la loi ne peut être empêché, et que nulne peut être contraint à faire ce qu’elle réor-donne pas. Ce principe, sur lequel reposetoute liberté, est commun aux militaires enactivité comme aux simples citoyens ; car,quelque étendue que soit l’obéissance qu’ils