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l’appareil menaçant d’une exécution militaire,et sous les yeux même de l'autorité souve-raine. Celui rpii en était l’objet en a portéses plaintes aux représentais de la nation ,et elles n’ont point été écoutées, et nul n’aosé élever la voix contre l’homme puissantqui le persécutait, et nul n’a osé faire en-tendre ccs paroles : O nomen clalce liberta-tis , u jus eximium no&trœ civitatis !
Mais quel crime cet homme avait-il donccommis ? Il avait sersi la France avec zèle ^et il croyait qu’après a\oir été renvoyé duservice, il était rentré dans la classe com-mune des citoyens; et c’est parce qu’il avaitété militaire que ses plaintes n’ont point cléécoutées.
Serait-il donc vrai que les lois qui pro-tègent la sûreté des citoyens sont étrangèresaux défenseurs de la patrie ? Celui qui aservi son pays aurait-il contracté l’obligationd’exécuter indistinctement tous les ordresd’un ministre; aurait-il renoncé à ses droitsde Français; aurait-il, eu un mot, aliéné salibellé pour le reste de sa vie ? Ces questionsü’iniéressent pas seulement ies militait es qui