écrivains qui les rédigent. Cependant il fautconvenir qu’on ne trouve pas toujours lemême esprit dans le Journal Général ; et s’ilrenferme quelques articles écrits avec unegrande indépendance, il en contient d’autresdans lesquels il serait assez difficile de ne pas-reconnaître l’influence du ministère. Telssont, à beaucoup d’égards, plusieurs ar-ticles de M. Auger, sur la dernière brochurede M. de Chateaubriand.
M. Auger ne trouve qu’à louer dans cetécrit, et il n’est pas un mot à la suite duquelil ne fut tenté d’écrire : Excellent! sublime!admirable ! Cependant, comment peut-il sedissimuler les justes reproches que cet écritmérite à tant d’égards ? Comment peut-ilne pas voir, par exemple, le peu de bonnefoi qui règne dans la réponse deM. Chateau-briand aux plaintes des constitutionnels? M. deChateaubriand se donne mille peines pour ré-futer des objections sur lesquelles on s’est àpeine arrêté, et il glisse sur des objectionsauxquelles il eut été très-important de bienrépondre. Les constitutionnels ont pu fairequelques observations sur la manière dons