Druckschrift 
3 (1815)
Entstehung
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215
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'f> ici ? Na-t-il pas décrété quAugusle étaity> au-dessus des lois ? Les descendais des« Scipiou et des Camille nout-ils pas été les3 ) valets de Séjan juscpiau jour de sa chute,)) ils voulurenlle déchirer de leurs propres» mains ? Ce même corps neut-il pas lin-33 concevable lâcheté de décréter que , quand3 ) Tibère viendrait au sénat, ou fouillerait33 les sénateurs pour sassurer quils navaient3> point de poignards cachés sous leurs robes ?3) Lun dentre eux naffirma-t-il pas par ser-33 ment quil avait vu lame dAuguste monter)3 au ciel ? .33

Que prouvent toutes ces citations? Que leshommes sont ce que les font les institutions ;que les Romains du bon temps de Ja Répu-bliquenétaient pas ce que furent les R. ornai nsabrutis et dégradés sous le despotisme desempereurs 3 que la flagornerie et la bassessesont ce que Tacite appelle fœclum crimensei'vit.utis , le crime honteux de la servitude ;que des constitutions libres qui ne fassentdépendre le citoyen que des lois, sont le seulmoyen de maintenir la dignité de lhomme ,et de lempêcher de descendre au-dessousmême de la brute. X.