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3 (1815)
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mille francs de revenu, correction vraimentpaternelle, à moins quon ne regarde commeun châtiment dêtre attaché à la Quotidienne»D : vient donc celte rigueur exercée contrele journal de Paris ? pourquoi sa peccadillea-t-elle été jugée un cas pendable"? Ne serait-ce point par hasard parce que ses rédacteursont montré quelque répugnance à enflammerles passions, à faire revivre lesprit de parti,et quils ont eu la bonhomie dimaginer quonleur pardonnerait de respecter les principesqui sont la base de notre charte constitution-nelle ? Si cette conjecture est fondée , ellenous révèle un grand secret.

Voilà donc cette sagesse , cette modéra-tion que les ministres nous avaient promises ,lorsquils suppliaient dun ton si doux lesreprésentais de la nation de mettre sous leursauve-garde la liberté de la presse? Que pou-vait-on craindre de leur part ? En se char-geant de la responsabilité des journaux , nedonnaient-ils pas une preuve touchante dedévouement ? On pouvait sen rapporter àleur justice et à leur bonne foi.

Comment ces belles promesses ont-elles