soient pas mis en insurrection contre le vœugénéral, et qu’ils n’aient rien fait pour en-tretenir le désordre et l’anarchie au sein del’Espagne. Or, de tous les partis qui ont di-visé ce royaume, c’est évidemment celuiqui s’est toujours conduit avec le plus demodération et de sagesse.
Quand on considère de quels senlimensgénéreux et patriotiques ce noble parti étaitanimé, on a peine à concevoir cl’oii pouvaitêtre née l’ardente animosité qu’a fait éclatercontre lui le parti des cortès , dont les prin-cipes étaient d’ailleurs si purs et si libé-raux. Il faut sans doute attribuer celle haineaveugle et funeste à l’erreur dans laquellece dernier parti était entretenu sur les’ vé-ritables senlimens des Espagnols attachés àla cause de Joseph , d’abord par les Anglaisqui voulaient renverser son trône, et chasserles Français de la péninsule, et ensuite parles grands d’Espagne, par lès nobles et parles moines , qui délestaientles réformes quele nouveau gouvernement avait opérées, etqui ne redoutaient pas moins celles qu’ilpouvait préparer encore. Cependant il parait