îôs Éspagnols cle se rallier au roi Joseph. Il vaplus loin , même il pense que ces actes ontsuffi pour imprimer au roi Joseph le carac-tère de prince légitime.
Nous ne serons pas ici de l’avis de M. Amo-ros : il est évident que l’abdication de Ferdi-nand en faveur de l’empereur Napoléon , etson adhésion cà l’établissement du roi Joseph ,n’ont pas pu investir ce dernier d’une auto-rité légitime. La nation seule pouvait dis-poser de la couronne en faveur de Joseph ;et, pour décider s’il l’a portée légitimement,il s’agit moins de savoir si Ferdinand la luia cédée , que si elle lui a été déférée par levœu du peuple espagnol. C’est toujours eneffet à ces termes qu’il faut réduire la ques-tion de la légitimité , pour pouvoir arriver àune solution raisonnable : et toute légitimitéqui n’est pas fondée sur le vœu national nesignifie rien du tout, ou ne signifie que la lé-gitimité de la force.
Nous ne chercheronspasà établir ici quelleest l’espèce de légitimité dont a joui en Es-pagne le roi Joseph. Il paraît qu’à l’exemplede beaucoup d’autres princes et de Ferdir
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