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vellc-Castdlc , le comie Adîariezo, hommelâche et cruel, qui avait été l’ennemi person-nel de M. Amoros, a voulu épuiser sur sonépouse tout le ressentiment qu’il conservaitencore contre lui , malgré son exil j et, aumépris de la disposition du décret de Ma-canaz qui autorisait madame Amoros à resterà Madrid, il lui a fait signifier l’ordre d’ensortir dans les vingt-quatre heures. Cettedame était alors grièvement malade, et avaitauprès d’elle trois enfans en bas âge, dé-pôt précieux confié à sa tendresse , et dontelle ne pouvait se séparer. L’obliger àpartir dans l’état où elle se trouvait, c’étaitla mettre en danger de périr sur une granderoute , et de laisser ses faibles enfans enproie à l’abandon et à leur perte certaine.Quelques amis puissans intercèdent pour elle,mais vainement. La vie paisible et retiréequ’elle mène à Madrid, la juste considérationdont elle est entourée, ses souffrances, l’ex-trême faiblesse de ses enfans, rien ne peutfléchir l’inhumanité de son persécuteur, et elleest obligée de sortir d’une ville qu’elle ha-bitait depuis vingt ans, et où elle était chérie