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des siècles et dans les progrès de la ci-vilisation ; si, comme le pense Galon, etcomme l’enseignent les pères de l’Eglise,leurs qualités louables rehaussèrent l’éclat dela liberté romaine, et méritèrent à ce peu-ple des faveurs temporelles , à combienplus forte raison devons-nous reconnaîtrela nécessité de la vertu dans noire étatdémocratique, nous qui ne profanons pasnos hommages aux jiieds de divinités étran-gères. !
On voit, par ces divers passages, queles préceptes de l’évangile, bien loin d’êtrecontraires à la liberté des peuples , commel’ont prétendu quelques écrivains , lui sontan contraire très-favorables; on voit en outreque le Saint-Père ne place pas la vertu dansl’observation de quelques vaines pratiques,ou dans la privation des plaisirs autoriséspar la morale, mais qu’il la fait consisterdans Part de réprimer les passions nuisiblesà autrui ou à soi-même , de faire du bien àses semblables, et d’obéir aux lois de sonpays.
Silesprêires,et sur-tout les chefs de l’Eglise,