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dans les écoles sur la philosophie, les Ro-mains pratiquaient la vertu sans disputer sursa nature, sans l'intervention des écoles,et sans l’affubler orgueilleusement du man-teau philosophique. La simplicité de leursmœurs repoussait celte éloquence étudiée,et celle dialectique qui s’exercait à subtilisersur les principes au lieu de les mettre enpratique.
Voilà, continue S. S., un court exposédes vertus romaines aux époques célèbresde la république; vertus préconisées mêmepar les pères de l’Eglise, entre autres parle philosophe Saint-Augustin , qui en traceun tableau digne de ses lalens. La grau-deur cl la renommée de ces républicainslurent, à ce que nous enseigne cet illustredocteur, la récompense qu’un Dieu justevoulut bien accorder a leurs travaux , àleurs vertus ; mais, chez ce peuple, l’inspi-ration de la raison naturelle , quoique dé-gradée par la soif insatiable de la gloire,les stimula puissamment à la pratique dela morale. Si, en cela , ils surpassent mêmedes nations qui les devançaient dans l’ordre