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ces malheureux rend moins horrible et faitpresque envier le sort de ceux qui se sontprécipités dans des égouts , où ils trouventmomentanément un asile. La situation deces derniers était d’abord affreuse ; bientôtelle devient plus horrible : un orage éclate ,la pluie tombe du ciel par torrens, et cepen-dant la ville est la proie des flammes. Enmôme temps les soldats , favorisés par lesténèbres, se livrent aux plus affreux excès,et des détonations d’armes à feu qui partentde 1 intérieur des maisons interrompent d’unemanière effrayante les cris de douleur quiremplissent l’air.
» Le premier septembre vient enfui éclairercette funeste scène. Les habitans de Saint-Sébastien , encore saisis de terreur et res-pirant à peine, se présentent devantlegénéralanglais, précédés des alcades, et le supplientde les laisser sortir de la ville. Celte permis-sion leur étant accordée, ils se hàteulde fuirsans avoir fait aucun apprêt de départ, et dansun tel état d’abattement, avec des figures sidécomposées, que leur aspect n’est pas moinspropre à exciter l’effroi que la pitié. Parmi