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livrer à des excès que la plume se refuse adécrire. On pille , on viole , on massacréavec une fureur qui n’eut jamais d’exemple.A l’entrée de la nuit, après que les Françaisse furent retirés dans la citadelle, un affreuxincendie éclate et vient mettre le comble àl’horreur de cette scène. On entend de toutesparts les cris des femmes qu’on outrage ;l’cnfance et la vieillesse sont également ex-posées à la brutale lubricité du soldat ; onfait violence aux épouses en présence deleurs maris; de jeunes tilles sont déshonoréessous les yeux de leurs parens; une infortunéevoit massacrer sa mère , et elle est violée surson corps expirant. Le premier septembre ,au point du jour, on avait entendu, au coinde la rue Sainte-Catherine , une jeune fillepousser des cris lamentables. Quelques heuresaprès on la voit au milieu d’une foule desoldats qui venaient d’assouvir sur elle leurbrutalité; ils l’avaient liée à un tonneau :elle était nue, sans vie, toute sanglante etpercée d’une baïonnette.... la pudeur ne per-met pas d’achever; hâtons-nous de jeter unvoile sur ce hideux tableau. Enfin l’imagina-