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3 (1815)
Entstehung
Seite
132
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( «3a )

livrer à des excès que la plume se refuse adécrire. On pille , on viole , on massacréavec une fureur qui neut jamais dexemple.A lentrée de la nuit, après que les Françaisse furent retirés dans la citadelle, un affreuxincendie éclate et vient mettre le comble àlhorreur de cette scène. On entend de toutesparts les cris des femmes quon outrage ;lcnfance et la vieillesse sont également ex-posées à la brutale lubricité du soldat ; onfait violence aux épouses en présence deleurs maris; de jeunes tilles sont déshonoréessous les yeux de leurs parens; une infortunéevoit massacrer sa mère , et elle est violée surson corps expirant. Le premier septembre ,au point du jour, on avait entendu, au coinde la rue Sainte-Catherine , une jeune fillepousser des cris lamentables. Quelques heuresaprès on la voit au milieu dune foule desoldats qui venaient dassouvir sur elle leurbrutalité; ils lavaient liée à un tonneau :elle était nue, sans vie, toute sanglante etpercée dune baïonnette.... la pudeur ne per-met pas dachever; hâtons-nous de jeter unvoile sur ce hideux tableau. Enfin limagina-