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On verra par ces faits ce qu’il est vérita-blement juste de penser de ces magnanimeslibérateurs de l’Espagne, de ces illustres dé-fenseurs del’iudépendance despeuples. Tousles excès qu’ils ont commis à Badajoz èl àCiudad-Rodrigo , pâlissent devant les hor-reurs qu’ils ont exercées à Saint-Sébastien,et l’incendie de Copenhague et de Washing-ton sont des crimes sans éclat et sans cou-leur, à côté de la destruction de celle ville;L’armée anglo - portugaise s’est conduite jdans celle occasion, envers le peuple alliépour lequel elle combattait, comme unearmée de cannibales ne se serait pas con-duite envers l’ennemi le plus féroce.
Les premières pages de l’écrit qui noussuggère ces réflexions sont consacrées à faireconnaître la situation de Saint-Sébastien, de-puis le montent où les troupes anglo-portu-gaises, sous le commandement du généralanglais sir Thomas Graham , commencèrentlé siège de cette place, que défendaient lesFrançais, jusqu’au jour où elle fut prise d’as-saut, c’est-à-dire depuis les premiers jours'de juillet jusqu’au 3i août suivant. On s’ÿCenseur, tome ih. q