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devenu tout-puissant; et c’est une lâchetéqui flétrirait son honneur, si l’honneur d’unegrande nation pouvait cire flétrie par desactes qu’elle réprouve.
Il nous semble qu’en trahissant ainsi lacause des peuples qui, sur la foi de ses pro-messes et de la libéralité de ses principesont consenti à le laisser ou aidé à le fairetriompher , le gouvernement britanniqueperd toute espèce de droit à leur considéra-tion, cl qu’ils ne sauraient mettre trop desoin et d’empressement à révéler tout ce quipeut faire mieux apprécier sa conduite à leurégard. C’est une première vengeance qu’ilsdoivent tirer de sa perfidie, en attendant dutemps une justice plus éclatante.
Voilà ce qui nous détermine à rapporterici quelques fragmens traduits de la brochure•espagnole dont on vient de lire le titre, etqui a été imprimée à Tolosa. Nous sommesd’autant plus excités à la faire connaître ,qu’on a vainement tenté en Angleterre de larendre publique, et qu’on n’a presque au-cune idée en France des horribles faits qu’ellerenferme.