Il est évident que, pour opérer le bien quedésire M. Bcrgasse , pour arriver à ces des-tinées plus encourageantes pour la vertu ,à cet ordre de choses plus vrai , il faudraitd’abord établir des chambres ardentes quiferaient rendre compte à chacun des richesseset des honneurs acquis pendant ce temps oùla providence ne s’est pas mêlée de nosaffaires, où elle les a abandonnées à leurperversité pour nous instruire par de hautesleçons ; il faudrait encore ôter à la cupiditéimpie , c’est-à-dire aux acquéreurs de do-maines nationaux, todieuse jouissance deleurs possessions usurpées • donner auxcoupables , c’est-à-dire aux votons , carM. Bergasse est descendu dans leur con-science pour savoir s’ils sont coupables ous’ils ne le sont pas ; donner , disons-nous ,aux coupables d’autres juges de ce qu’ils ontfait que leurs propres remords.
Ces préliminaires une fois remplis, l’ordreet la tranquillité régneraient infailliblementdans l’état; le prince n’aurait plus besoin depactiser avec le mal ; nul obstacle ne l’em-pccherait de donner à ses peuples des des -