cle s’en emparer, et de le confier à l’admi-nislralion des hospices.
C’est avec raison que M. Chaïlla s’élèvecontre une mesure qui assimile aux maisonsde charité un établissement formé des sous-criptions de ceux qui y sont admis , et oitpar conséquent la charité n’entro pour rien.C’est confondre des idées qui ne doivent pasêtre confondues. Ceci nous rappelle que ,depuis quelque temps, l’usage s’est, introduitd’admettre dans certains hospices des gens quidonnent une modique pension ou une sommeune lois payée. Cet usage tend à dénaturerles élablissemens de charité, et ne peutqu’être très - préjudiciable aux véritablespauvres 5 car ceux qui auront quelque argentà donner seront naturellement préférés àceux qui se trouveront dans une indigenceabsolue , et il pourra venir un temps où ilfaudra être riche pour entrer dans un hos-pice. D’un autre côté, celui qui paie, con-fondu avec ceux qui ne paient pas, partagel’humiliation de ceux-ci 5 de manière qu’endernière analyse, cet usage n’est avantageuxni aux uns ni aux autres.