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3 (1815)
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voil de son royaume que les points que lesministres jugent à propos déclairer (i).

Quant aux séances des assemblées législa-tives , il est é\idenl que si elles nont pointde publicité, il sera impossible de savoir siles propositions qui seront faites sont con-formes ou contraires à lopinion publique ; etsi cest rnmt'ormilé qui constitue la repré-sentation, il sensuit que, partout lon metle peuple dans limpossibilité de manifesterson opinion, la représentation est anéantie.Après tout ce qui a été dit sur la liberté de lapresse, il est inutile den parler encore ; onpeut observer seulement que la pressenest pas libre , il ne peut exister ni opinionpublique ni volonté générale 3 chacun isolesou intérêt de lintérêt de tous , et ne jugedes effets dune loi que par le bien ou le malqui doit en résulter immédiatement pour lui.Qr, conçoit-on quune assemblée puisse être

( 1 ) Il uest pas ici question fies dangers que cou-lent la liberté publique et le roi lui-même, lorsquilveut exercer lin itiative. Voyez , à cet égard , le toinspremier du Censeur , page i33.