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voil de son royaume que les points que lesministres jugent à propos d’éclairer (i).
Quant aux séances des assemblées législa-tives , il est é\idenl que si elles n’ont pointde publicité, il sera impossible de savoir siles propositions qui seront faites sont con-formes ou contraires à l’opinion publique ; etsi c’est rnmt'ormilé qui constitue la repré-sentation, il s’ensuit que, partout où l’on metle peuple dans l’impossibilité de manifesterson opinion, la représentation est anéantie.Après tout ce qui a été dit sur la liberté de lapresse, il est inutile d’en parler encore ; onpeut observer seulement que là où la pressen’est pas libre , il ne peut exister ni opinionpublique ni volonté générale 3 chacun isolesou intérêt de l’intérêt de tous , et ne jugedes effets d’une loi que par le bien ou le malqui doit en résulter immédiatement pour lui.Qr, conçoit-on qu’une assemblée puisse être
( 1 ) Il u’est pas ici question fies dangers que cou-lent la liberté publique et le roi lui-même, lorsqu’ilveut exercer l’in itiative. Voyez , à cet égard , le toinspremier du Censeur , page i33.