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iait. par interdire la parole aux hommes qu’ilaurait soumis à son régime , ei qui les force-rait ensuite à prendre des remèdes ordonnésau hasard , sur le rapport d’un tiers intéresséla plupart du temps à le tromper. 11 est biencertain qu’un prince n’a point d’intérêt à cequ’on lui cache la vérité pour lui faire fairede mauvaises lois : or , comme il est obligéde s’ en rapporter à ses ministres , qui ontbeaucoup plus d’intérêt à le tromper quel’assemblée législative , et qui connaissentbeaucoup moins qu’elle les besoins de !;> na-tion , ce n’est qu’à elle qu’il peut appartenirde proposer des lois. Mais , dit-on , le roi setrouve en quelque sorte placé sur une émi-nence d’où il peut apercevoir d’un coupd’œil tons les besoins du peuple. Yoila com-ment, à l’aide de quelques ridicules méta-phores , on fait les mauvaises lois. Le roi,sur son trône, ne voit pas plus loin qu’undéputé sur la tribune ; celui-ci a même unavantage , il ne craint pas que les flatteurs luimasquent la vérité. Le roi est placé sur uneéminence ! Oui ; mais malheureusement il ne