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mauvais, et qu’elles sacrifieront la prospé-rité future de l’état à leur sûreté présente.Comment l'abbé de Monlesquiou est-il par-venu à faire supprimer la liberté de la presse ?C’est en frappant de terreurs paniques l’ima-gination des membres de la chambre desdéputés; c’est en leur faisant redouter le re-tour des troubles révolutionnaires. Mais cemoyen n’aurait assurément pas réussi si leministre avait eu à faire à d’autres hommes;etla sécurité qu’aurait montrée uneassembléefortement constituée, aurait été plus propreà prévenir ou à calmer les troubles, qu’unecensure inquisitoriale qui ne peut s’exer-cer que dans les temps de calme, c’esl-à-dircquand elle est au moins inutile , et qui de-vient impuissante dès qu’on ose la bra-ver (1).
(1) A propos de cette loi, qui n’a , dit.on , étécommandée que par les circonstances , je ne puisrésister au désir de rapporter ici un passsage deRous-seau , fort remarquable : « Ce n’est pas , dit cet au-» teur , qu’il n’y ait beaucoup de gouvernemens» établis durant ces orages ; mais alors ce sont ces