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ment, on a pris pour base !e nombre deJa population , on aurait dû songer qu’ilexiste un grand nombre d’individus qui nepeuvent jamais être représentés. Quand leslégislateurs de Rome voulurent faire parti-ciper tous les citoyens à la forma tion des lois,ils les divisèrent en plusieurs classes , et ilsles divisèrent de telle sorte que la dernièreclasse , qui n’avait pourtant que sa voix,était presque aussi nombreuse que toutesles autres ensemble.
La nécessité de prévenir la corruptionétait un nouveau motif d’augmenter lenombre des membres du corps legislatif.Un ministre anglais a prétendu avoir le ta^rif des consciences des membres du parle-ment 5 si ce ministre avait voulu rendre laCorruption impossible , son tarif lui auraitoffert un moyen excellent. Le prix de lamajorité des voix étant connu , il suffisait,
identité existe , la loi n’est que l’expression de la vo-lonté générale; quand elle n’existe plus, la repré-sentation est détruite ; et ce qu’on appelle une loi ,
n’est qu’un acte de tyrannie.
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