égard aux rapports qui ont existé entre euxet les électeurs? Et si l’on a voulu avoirégard à ces rapports, comment n’a-t-on passenti le besoin de les déterminer avant defixer le nombre des députés?
De cette fixation arbitraire il est résultéque le nombre des députes a été , dans beau-coup de déparlemens, inferieur à celui desarrondissemens communaux ; et, comme très-souvent les habitans d’un arrondissementn’ont aucune communication avec ceux del’arrondissement voisin , il est arrivé queles citoyens ont eu, pour députés, des hom-mes qu’ils ne connaissaient pas et dont ilsn'étaient pas eux-mêmes connus • ainsi l’onpeut dire que la plupart des Français n’ontjamais été représentés, ou que, s’ils l’ontété quelquefois, ils ne l’ont clé que parhasard (i). D’ailleurs, lorsque, pour fixerle nombre de députés de chaque départe-
(i) Il 11e faut pas perdre de vue que , par le moî;représentation , j’entends une identité d’idées , d’in-térêts et de sentimens, entre la nation et le corps^qu’elle charge de la représenter : tant que cette