Druckschrift 
3 (1815)
Entstehung
Seite
59
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<lire des choses beaucoup plus répréhensiblesque celles qu’elle avait blâmées dans Je dis-cours du ministre, et qu’elle a fini par accor-der plus qu’on ne lui avaiL demandé. Il est,au reste, de notoriété publique que les cham-bres ont fait jusqu’ici presque tout ce que lesministres ont voulu, et il serait difficile devoir dans cette extrême complaisance lapreuve du pouvoir qu’on leur attribue.

La puissance du roi s’est donc énervéesans que celle des chambres en soit plus affer-mie. La force, dit-on , est du côté de l’op-position : de quelle opposition entend-onparler? de celle des chambres? on vient devoir qu’elle est presque nulle, au moins dansses résultats. Veul-on parler de celle de l’o-pinion publique? on ne peut, il est vrai, mé-connaître son influence, les effets parlent,et l’on ne saurait trop se réjouir des vœuxque la nation fait éclater pour le maintiendes lois qui garantissent son indépendance,et. de la sage résistance qu’elle a opposée àcertains actes inconstitutionnels des minis-tres. Mais malheureusement l’habitude del’arbitraire que nos gouvernemens nous ont