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ne saurait douter que les inquiétudes et lemécontentement qu’ils sont parvenus à exci-ter par leur administration irrégulière, n’aientbeaucoup affaibli, depuis six mois , la puis-sance royale. Mais est-ce donc là un grandmotif de sécurité , et peut-on se tranquillisersur les atteintes qu’on porte à la constitu-tion , parce qu’elles tendent à affaiblir lerespect qu’on doit au roi, et le juste pou-voir dont il est nécessaire qu’il jouisse pourl exacte et prompte exécution des lois ? N’est-ce pas là , au contraire, un grave désordrede plus, etun chefcapital d’accusation contreles ministres? Nous ne savons pas si la puis-sance des chambres s’est accrue de toute cellequ’ils ont fait perdre au roi j mais si le pou-voir réside en elles, il faut convenir qu’ellesle tiennent bien caché ; et il serait fort diffi-cile de dire quand elles ont prouvé qu’ellesétaient maîtresses. A la vérité, la chambredes députés s’est une fois permis de censurerle rapport fait par un ministre j mais elle s’esttellement repentie de cette acte de fermeté,qu’elle a permis ensuite à plusieurs de sesmembres, et notamment à M. Lainé , de