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masse de la nation qui l’a faite ; car elle n’estpas, comme on venllefaire croire, l’ouvraged’une poignée de factieux. Ne serait-ce quequelques factieux qui auraient vaincu toutel’Europe armée contre la liberté de la France?Toute la noblesse française aurait donc lâche-ment fui devant quelques séditieux, en aban-donnant le roi j et elle serait allée, outre Rhin,se joindre à des Prussiens et à des Allemandspour venir avec eux soumettre une poignéede mutins.
Mais j’en ait dit assez. Pour faire cesser lemal, il faut en détruire la cause. Que les mi>nistresla recherchent, qu’ils consultent l’opi-nion publique , et qu’ils la suivent, alors lemal sera bientôt réparé ; et les Français unisne formeront plus qu’une même famille ,dont le roi sera aimé comme un bon pèrequi traite bien tous ses enfans sans aucunedistinction ; car les préférences marquées di-visent l’état comme elles divisent les familles.
LaFrance, réunie sous lesBourbonsetgui-dée par la vraie politique , celle qui tend àrapprocher les peuples et à les rendre heu-reux , pourrait encore prétendre un jour à la