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3 (1815)
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masse de la nation qui la faite ; car elle nestpas, comme on venllefaire croire, louvragedune poignée de factieux. Ne serait-ce quequelques factieux qui auraient vaincu toutelEurope armée contre la liberté de la France?Toute la noblesse française aurait donc lâche-ment fui devant quelques séditieux, en aban-donnant le roi j et elle serait allée, outre Rhin,se joindre à des Prussiens et à des Allemandspour venir avec eux soumettre une poignéede mutins.

Mais jen ait dit assez. Pour faire cesser lemal, il faut en détruire la cause. Que les mi>nistresla recherchent, quils consultent lopi-nion publique , et quils la suivent, alors lemal sera bientôt réparé ; et les Français unisne formeront plus quune même famille ,dont le roi sera aimé comme un bon pèrequi traite bien tous ses enfans sans aucunedistinction ; car les préférences marquées di-visent létat comme elles divisent les familles.

LaFrance, réunie sous lesBourbonsetgui-dée par la vraie politique , celle qui tend àrapprocher les peuples et à les rendre heu-reux , pourrait encore prétendre un jour à la