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glante qui avait embrasé l’Europe, que denouveaux nuages s’amoncèlent., que de nou-velles guerres se préparent. Elles seront aussidésastreuses, aussi terribles pour les peuplesque la guerre dernière. Les souverains , parune funeste expérience, ont appris à mettre enjeu tous les bras de leurs sujets. Dans les der-niers siècles, ils soutenaient leurs querellesavec des troupes de dogues à figure humainequ’ils appelaient soldats, et qui se vendaientpour ce métier ingrat et honteux ; mais au-jourd’hui ils armeront tous nos enfans. Nousn’aurons plus la douce espérance qu’ils pour-ront soutenir notre vieillesse; leurs mains nefermeront pasnos paupières; ils finiront leursjours loin de nous, sur des champs de ba-taille ou dans des cloaques pestiférés qu’onappelle hôpitaux; ils succomberont de fatigueou de froid, et leurs corps disperses reste-ront sans sépulture, exposés dans les champsou sur les roules; ils seront la proie des ani-maux carnassiers.
Jadis les peuples ne risquaient dans laguerre qu’une partie de leur fortune ; lors-que les souverains ne pouvaient plus trouver