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bats. Presque tous les hommes dont la mé-moire est parvenue jusqu’à nous , sont desconquérans qui ont ravagé la terre et massa-cré leurs semblables. Pour un Confucius , unMinos, un Solon, on trouve cent monstrestitrés du nom de héros, qui ont saccagé desvilles, ravagé des campagnes, et semé au loinla terreur et la mort. Les hommes sont-ilsdonc destinés à se battre éternellement lesuns contre les autres ? Les nations ne pour-ront-elles jamais vivre en paix ; et cette es-pèce d’animaux qui ose se dire exclusive-ment raisonnable, serait-elle la seule quis’entr’égorgerait sur la terre, malgré sa raisonqu’elle met toujours en avant pour établirsa supériorité ?
Le lion farouche parcourt en despote lessables brûlans d’Afrique; il déchire, poursatisfaire ses besoins, les animaux d’une es-pèce différente, mais il épargne le lion sonpareil ; le tigre ne dévore pas le tigre; l’aigle,qui plane dans les airs, porte son œil perçantdans les plus sombres forêts ; il fond sur saproie, mais il respecte le nid et la famille del’aigle son voisin. L’homme social, l’homme.