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4 (1815)
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265
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savoir s’ils agissent dans l’interet da service;ct, des qu’ils ont celte connaissancje, il ne leurest plus permis de raisonner. On doit obser-ver d’ailleurs que , la desobeissance ä desordres legitimes etant toujours severementpunie, iln’estpas ä craindre que les militairesresistent saus raison , et qu’ils veuillent parcaprice encourir la peine de mort.

Ce ne serait pas meme assez qu’un ordrefüt relatif au service pour qu’il futobligatoire;il faul en outre qu’il soit dans les attributionsde celui a qui il est donne de l’executer; carsi le ministre de la guerre ordonnait a un ge-neral d’aller remplir dans un corps-de-gardelesfonctions d’un caporal, ou d’aller se placerseid en sentinoJle devanl l’ennemi, il ne luiserait du aucune obeissance. Un tel ordreferaitdescendre en effet un officier superieurau grade de caporal, ou dans les rangs dessoldats, et il n’appartient pas au rainistre d’o-perer de pareilles melamorphoses.

Enfin, la derniere condition necessairgpour qu’un ordre soit obligatoire, e’est que lemilitaire auquel il est transmis soit le subor-donne de celui qui le donne ; la necessite de