( 2o5 )
gence, dans la vie publique, si ce n’etait parun Cardinal ou un mardchal da France ;or , il n’etait pas aise de sortir ainsi par unCardinal ou un marechal de France. —En-fin, la noblesse n’aurait jamais du elre unsujet de jalousie, puisque, pour etre admisdans son ordre, il suffisait d’une grande for-tune ou d’un grand talent, aide par des cir-constancesfavorables. Le moyen d’ailleurs deporter envie ä la noblesse ! eile ne jouis-sait pas d’une prerogative, eile s’acquittaitd’un service j eile ne dominait pas^ eile ser-vait j les nobles etaient les serviteurs del’etat, comme cela resulte de la deliniiion dumot; et si la vanite s’offense des distinctions,la raison ne saurait meconnaitre les Services.
Voilä par quelles considerations politiqueset morales M. de Bonald chercbe ä juslifierson institulion de la noblesse. Il nous semblequ’ä plusieurs egards, une pareille apologieen rend les inconveniens plus sensibles quene le ferait une bonne refutation,
Quoi de plus propre , par exemple , irappeier l’orgueil de la plupart des nobles,leurs dedains , leur despotisme , que de les