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4 (1815)
Entstehung
Seite
84
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Sainl-^Simon. Nallons pas dire rjne les grandsetats de lEurope ne sontpas susceplibles desniemes form es et des niemes besoins que lespetites provinces nnies de PAmerique* Noussnpposons les meines gouvernemeus parlicu-liersäcbacun deces grands etats qua cliacunede ces proiinces , et Pexperience nous de-montre que celLe slmilitude peut exisler;or, des rapports semblables doivent existerentre desgouvernemens semblables. Pour cequi est des besoins des peuples europeens ,il est lout aussi cerlain que la France abesoindetre en paix avec lEspagne et P Au triebe,quil est cerlain que la Pensilvanie abesoindetre en paix avec le Nevv-Yorcli et le Mas-saebusset.

Nous ne nous lasserons pas de repeter queces consideralions ne sont pas, pourlepoqueou nous vivons, dune applicalion pratique.M. de Saint-Simon ne semble pas y avoirsuffisamment songe. Trop empresse de reali-ser des vues que Pbumanite lui inspire , ilpropose, en aliendant la formalion du grandpavlement europeen , une associalion dum.eme genre entre les parleniens de France