Sainl-^Simon. N’allons pas dire rjne les grandsetats de l’Europe ne sontpas susceplibles desniemes form es et des niemes besoins que lespetites provinces nnies de PAmerique* Noussnpposons les meines gouvernemeus parlicu-liersäcbacun deces grands etats qua cliacunede ces proiinces , et Pexperience nous de-montre que celLe slmilitude peut exisler;or, des rapports semblables doivent existerentre desgouvernemens semblables. Pour cequi est des besoins des peuples europeens ,il est lout aussi cerlain que la France abesoind’etre en paix avec l’Espagne et P Au triebe,qu’il est cerlain que la Pensilvanie abesoind’etre en paix avec le Nevv-Yorcli et le Mas-saebusset.
Nous ne nous lasserons pas de repeter queces consideralions ne sont pas, pourl’epoqueou nous vivons, d’une applicalion pratique.M. de Saint-Simon ne semble pas y avoirsuffisamment songe. Trop empresse de reali-ser des vues que Pbumanite lui inspire , ilpropose, en aliendant la formalion du grandpavlement europeen , une associalion dum.eme genre entre les parleniens de France