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La reponse Ia plus simple et la plus pe-remptoire que l’on puisse faire a la premierequeslion , c’est que depuis la ligue amphyc-tionique'jusqu’aux dietes de la Suisse et del’Allemagne, l’histoirenous presente un assezgraud numbre de constitulions föderatives,pour que la possibilite de ces constitulions nepuisse pas etre revoquee en doute.
Mais le raisonnement, en nous demon-trant cetle possibilite, dejä allestee par l’ex-perience, peutnous conduireinsensiblementä la solution de la seconde queslion.
Ce sont les interets communs qui unissentles liommes, ce sont les interets contrairesqui les divisent. Pourquoi les peuples ne se-raient-ils pas susceplibles de former entreeux un pacte social y par les niemes motifsd’utilite commune qui forment le lien poli-tique de cliaque elat en particulier ? Quandles premiers hommes se rassemblaient pourcombaltre de concert la faim^ les beles fe^roces , ou tout aulre fleau qui les menacaitegalement, ils obeissaientsans doute au memeprincipe d’association qui jadis unit les peu-ples de la Grece contre Xerces, lesPays-Bas
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