j) revolutions qne les siecles amenent; et ,y> pour etre l’homme de son pays , il faut» etre i’lionmie de sou lemps ? Et qu’est-y> ce que l’homme de son temps ? C’est un:» homrne cjui, meitani a l'ecarl ses propres»' opinions , pretere a tont le bonheur de)) sa paliie : un liomme qui u’adopte aucuny> Systeme, u’ecoute aneim prejuge , ney> clicrehe poiut l’impossibie , ’ et lache de)) lirer le meiiieur parti des clemens qu’il)> trouve sous sa main ; uu homme qui, sans» s’irriter couire l’espece hmnaine, pense» qu’il faut beaucoup donner aux circons-)) lances, et que daus la sociele il y a encore» plus de laihlesses que de crimes. Enlin ,» c’est unliomme eminemmenlraisonnable,» eclaire par l’espnt, modere par le cärac-y> tere , qui croit, comme Solon , que , dansi) les lemps de corruption et de lumiere, il)v ne faut pas vOuloir plier les moeurs au)i gouvernement, inais lormer le gouverne-» ment pour les moeurs. )>
C’est dire , en d’anlres termes, fautavoir L’esprit de son äge; il est facheux quel’auteur ne soit pas 011 n’ait pas toujours eteconsequent ä ce principe.