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ment de quatorze siecles de bonlienr et deprosperite cliez un penple qui , dans cet In-tervalle, a etc en proie ä tous les maux de labarbarie , de l’ignorance , de la Superstition,du fanalisme , et dans toutes les calanntesqu’enlraine l’arfcitraire dans le gouverne-ment , et les privileges oppresseurs de quel-ques individus, sur la masse entiere de lanation : on cherche ä ressusciier l’esprit del’antique chevalerie, en distribuant partoutdes croix et des decorations, sans s’aperce-voir que cet esprit est ä jatnais aneanti partmnous, et qu’il faudrait avoir la folie du herosde Cervantes pour se datier de le voir re-naitre. On fait les peintures les plus sedui-santes et les plus exagerees du temps ou re-gnait celte admirable Institution : on n’a pasla bonne foi de l’academiGieri qui a ecritcinq memoires sur cet objet, et qui, dans ledernier, reduit a leur juste valeur les elogesoulres qu’il a donnes a la chevalerie dans lesaulres. Yoici comment s’exprime ä ce sujetl’auteur que nous venons de citer.
cc Un savant academicien ( i ) , dit - il ,
(i ) M. Lacurne de Sainte-Palaye , auteur de cinqmemoires sur la chevalerie.