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6 (1815)
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elre des-ä-present depouilles de leurs biens ,parce quils nauront pas obei aux ordresdun agent de police, que ne devons-nouspascraindre de lavenjr ?

Le retablissement de la confiscadon setrouve au reste parfailement en barmonieavec la nalnre du gouvernement forme parlacte ciddilionnel aux conslilulions de lEui-pire. « Le gouvernement ne saurait etre in-juste, dit Montesquieu, sansavoir des mainsquiexercentsesinjuslices: or,il estimpossibleque ces mains ne semploient ponr elles-memes. Le peculal est donc naturel dansles elais despoliques?

« Ce crime y etant le crime ordinaire , lesconfiscalions y sont utiles. Par, on con-sole le peuple ; largent quon en tire est uniribut considerable, que le prinee leveraitdiflieilement sur des sujets abimes : il nv ameine dans ce pays aucune iamille quonveuille conserver. » (i)

En parlant de la confiscadon , Montes-quieu na porte ses regards que sur le

( 1 ) Esprit des tois , Uv. 5 , cli. i5.