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tination Je cette troupe, dit M. Bertrand,devait elre ignoree, et on devait Fannoncercomme n’ayanl d’aulre objel que de se reu-nir ä la garde nationale , pour l’aider ä main-tenir l’ordre dans la capitale : eile devaitelre en bonnets rouges et armee de piques
dont le depot serait au clnb.Le roi ap-
prouva ce plan et me chargea d’en payer ladepense , qui monlait a pres de 1000 liv. parjour , y compris les faux frais du club et lesrafraichissemens qu’il faillait y faire fournirau plus bas prix pour y attirer habiluellementun plus grand nombre de soldats. Les pi-ques , les bonnets rouges , elc.,..^ coüterentenviron gooo liv.Cet etablissemenl fut com-pletement monte dans moins de quatre jours.
II en fut forme un aulre ä la memecpoque, du meine genre et egedement utile,quoique moins apparent; il consistait dans unetroupe plus ou moins nombreuse d’hommesintrepides et surs, choisis dans la classe dupeuple, et commandes par le nomme Lieu-taut, ci-devant officier de la garde nationalede Marseille, bomme aussi brave qu’inlelli-gent, qui avait joue un des principaux roles