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tièrement contraires au Gouvernement des Pays-Basétabli par la loi fondamentale, et à ces droits de notreMaison, que nous n’avons jamais désiré exercer d’unemanière illimitée; mais que de notre propre mouve-ment nous avons restreints autant que nous l’avonsjugé compatible avec la prospérité durable, les moeurset le caractère de la Nation.
Cette presse dont la liberté constitutionnelle a pourbut la propagation des connaissances et des lumières,avilie par des malveillans au point d’ètre devenue unmoyen de provoquer la dissension, le mécontentement,les haines religieuses , l’esprit de faction , de censureet de révolte, a tellement attaqué et miné la tranquillitépublique, la force morale de l’Etat, la marche libredu Gouvernement et l’observation des devoirs attachésaux fonctions publiques, que c’est pour nous un devoirdouloureux à remplir de fixer sérieusement sur cetobjet notre commune attention, afin de veiller, pardes mesures fermes et des lois salutaires, à ce que laprospérité de l’Etat ne souffre pas d’atteinte , que lafidélité et l’amour de nos sujets et leur attachementà un Gouvernement Monarchique tempéré par uneconstitution, ne soient point ébranlés, en un mot, àce que dans le Royaume des Pays-Bas la vraie liberté,l’ordre et les lois soient respectés et maintenus.
A cet effet, Nobles et Puissans Seigneurs, il nous pa-rait nécessaire, à l’occasion de la présentation d’une loi,qui ne tend qu’à consolider la jouissance du bien par la ré-pression du mal, de faire connaître notre opinion person-nelle sur la marche du Gouvernement de notre Royaume.
Si nous fixons nos regards' sur les intérêts reli-gieux des habitans, nous trouvons que, de même
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