ce sérail faciliter la vente en France de nosfontes en cuivre, de nos bestiaux et peut-être denos toiles; mais nos fers ouvrés et nos étoffesde laines et de cotons, ainsi que les plus impor-tuns de nos autres produits n’y pourront jamaisêtre admis, parce qu’il y en a, dans ce Royau-me même, surabondance. Quant aux combustibles,la France n’en tirera pas une livre de plus qu’au-paravant ; elle les payera seulement moins cher,parce que notre glorieuse révolution a mis bonordre à leur consommation chcz-nous même et àleur exportation vers la Hollande.
Pour ce qui concerne l’Angleterre , nous pen-sons bien que personne n’aura la simplicité decroire, qu’elle n’a voulu faire mourir notre in-dustrie et notre commerce, que pour avoir le plai-sir de les voir revivre aussitôt. Toutefois nousdirons, pour l’instruction de ceux qui seraientdans l’erreur à cet égard, que le diplomate an-glais, qui était accrédité près du Gouvernementprovisoire insurrectionnel à Bruxelles, s’est oc-cupé , pendant son séjour en cette ville, del’examen de plusieurs questions tant soit peuhostiles à nos manufactures et à nos mines. Sila discrétion ne nous empêchait pas, nous pour-rions bien nommer les personnes que le nobleLord avait entretenues sur ces matières.
Du reste Léopold aura soin de se rappeler,que le Roi Guillaume a encouru la défaveur de