déni de justice est aisée à déviner, nous n’a-vons donc pas besoin de la désigner.
Dans une autre province on fut bien plus in-dulgeant encore : la cour d’assises acquitta touteune troupe de pillards qui s’étaient livrés auxplus horribles excès; le jury ayant trouvé : qu'ilsavaient agi sans mauvaises intentions. Cesexemples suffissent pour donner une idée de lasécurité dont nous jouissons sous la dominationde nos régénérateurs. Un pareil état des cho-ses n’est qu’une continuelle torture.
Pour ce qui concerne la liberté individuelleon a pu juger du sort qu’on lui réserve par leprojet de la loi des suspects qu’un Séide delàcongrégation avait proposé, et qui tendait à faireséquestrer ou à expulser du pays, quiconque cher-cherait d nuire à la Belgique, c’est à dire touthomme qui se plaindrait des méfaits de nos ty-rans et voudrait les rendre publics. En atten-dant le moment opportun de réproduire cetteconception, revue et augmentée , on déclare enétat de siège nos principales villes qui ne sontni investies, ni même menacées par un ennemiet par cette mesure on nous place sous l’auto-rité du sabre et des cours prévotales.
Quant à la liberté de la presse,les mêmes miséra-bles, qui en avaient fait un coupe-gorge, pour ren-verser l’ordre public et établir leur domination surses ruines, la considèrent aujourd’hui comme un
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