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Puisque nous venons de parler de la domina-tion à laquelle la ruse, alliée à une force bru-tale salariée, nous a asservis, nous nous permet-trons de demander : si l’on s’attend à nous voirrester sous le joug humiliant, sous lequel nousnous trouvons maintenant ? Si l’on avait cetteopinion, nous déclarerions franchement que tellen’est pas l’intention de l’immense majorité denos concitoyens. Nous ne savons, quel sort laProvidence réserve en définitif à notre Patrie,nous ignorons surtout les dispositions que con-serve à notre égard le Souverain, sous le règneduquel nous avons joui d’un bonheur qui est ra-rement le partage d’un peuple ; mais quoi qu’ilpuisse arriver , nous ne resterons décidément passous le déspotisme avilissant d’une association deJésuites à robes longues et courtes, de follicu-laires, d’avocassiers, et d’histrions, et puisque l’onnous à érigé, malgré les sept huitièmes d’entrenous, en peuple souverain , il doit nous êtrepermis d’exercer notre droit de souveraineté,sans que la France et l’Angleterre puissent nousen empêcher, en vertu du principe de non-in-tervention ; mais dans ce cas, comme dans celuioù ces deux Puissances se disputeraient le tristeavantage de présider à notre ruine , la paix ne
contre ses sujets soulevés, lui fisseut du moins la condition: quedésormais sa milice Jésuitique ne troublerait plus la paix publiquedes autres Etals ?