Du moment où l’on crut les nombreux adhé-rens de l’ordre légal assez désorientés pour quel-que tems par les scènes de Mars, la politiqueanglaise se développa rajaidement. Les person-nes, qui en avaient suivi attentivement la marchejusqu’alors et qui connaissaient Léopold commetrès disposé à ceindre le diadème, ne formèrentaucun doute sur la réalisition de la combinaisonSaxe-Cobourg. D’ailleurs toutes les issues, saufcehe qui aboutissait à ce Prince, avaient étéfermées au Congrès : aussi, pour échapper à lanécessité de se soumettre au protocole du 20Janvier, et pour se créer un nouveau pointd’appui, cette assemblée s’empressa-t-elle denommer le candidat de l’Angleterre, laquelle àson tour se hâta de le faire doter des 18 arti-cles et le poussa avec une scandaleuse précipi-tation sur le continent, dès que la dot fut agrééepar le pouvoir insurrectionnel Belge.
Le premier ministre d’Angleterre a soutenuen plein Parlement, que le Gouvernement an-glais n’a exercé aucune influence dans les affairesde la Belgique.
Nous ne savons ce que le noble comte entendpar influence , mais il nous parait que c’en étaitdéjà exercer une bien grande , que de prêterun appui des plus formels au principe de non-intervention établi par la France , principe quin’était, nous le répétons, qu’une sauve garde