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jusqu’où le Monarque avait poussé ses soins pourelle et à quel degré de splendeur et de prospé-rité elle était parvenue.
Ce fut plus qu’il n’en fallait pour exciter lajalousie et le ressentiment d’un Gouvernementle plus exclusif en matière d’intérêts mercanti-les, qui ait jamais existé.
A ce premier sujet de mécontentement laHollande vint en ajouter un de son côté: elleavait repris, aux yeux de l’Angleterre , une partbeaucoup trop grande aux rélations commercialesdu monde; elle avait surtout trop étendu celle-cidans l’Archipel-Indien par l’exportation des pro-duits de notre industrie , par les chargemens desretours etc. L’Angleterre résolut par conséquentd’anéantir, n’importe par quels moyens, l’indus-trie Belge et de paralyser le commerce Hollandais.
La révolte de nos provinces vint à point nom-mé pour faciliter la réalisation des projets hos-tiles que cette Puissance avait conçus contrenous , elle se hâta de profiter de la circonstance.
On vit cette Angleterre, qui pendant prèsd’un quart de siècle avait fomenté en Europeet soutenu par tous ses moyens une lutte desplus sanglantes contre la France, sous le pré-texte de maintenir le principe monarchique ;on la vit , disons-nous, donner au monde lescandale unique, d’abandonner brusquement laligne, qu’elle avait suivie jusqu’en 1815 etpos-