ne: nous devons ajouter, que l’immense majoritéde la jxopulation n’avait pas tardé à s’appercc-voir quelle serait celle de sa ruine, et à devi-ner , peu après que la révolte eut éclaté, la mainennemie qui se préparait à lui porter le coupmortel. La voix publique accusait hautement l’An-gleterre , de méditer la perte de notre industrieet de notre commerce, et l’événement n’a quetrop justifié les sinistres appréhensions que lamarche de ce Gouvernement avait inspirées.Les 24 articles achevèrent de fixer toutesles convictions sur ses desseins. Ils n’étaientdu reste que la conséquence naturelle de l’avé-nement du Prince Anglo-Saxon au trône de laBelgique, et, si quelque chose devait étonner,ce fut la condescendance de la majox-ité des plé-nipotentiaires pour les exigences démesurées etiniques du cabinet de St. James. Nous disons,démesurées et iniques parce qu’elles heurtenttoutes les convenances et blessent tous les prin-cipes de justice. Et après avoir arraché à lapolitique méticuleuse de la Conférence ces ex-orbitantes concessions, les ministres Anglais eu-rent encore le courage de faire dire par le Roiau Parlement assemblé : » Que le traité (les 24» articles) a été rédigé avec la plus soigneuse et»la plus impartiale attention pour tous les inté-srêts qui s’y trouvaient enjeu.” Des ministresqui ont fait prononcer une aussi amère dérision
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La Belgique et l'Europe, ou précis des événemens, arrivés dans le royaume des Pays-Bas, pendant le périod de 1815 - 1831
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