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contre les projets de lois, qui devaient y mettredes bornes. Leurs réclamations restèrent ce-pendant alors sans suite.
Mais aussi-tôt que les nouvelles chambres setrouvèrent réunies, le ministère s’empressa deleur soumettre un projet de loi qui avait nonseulement pour objet d’empêcher la pressede publier les turpitudes et les rapines de nosdominateurs; mais de réprimer par des peinessévères la manifestation de toute pensée quiaurait la moindre tendance d’opposition auxactes des chefs de la révolte. Le but du pro-jet, réduit à ses plus simples termes, était:de soumettre à une peine d’emprisonnement,ou, dans de certains cas, à la déportation, qui-conque chercherait par ses actions, ses paroles,ou ses écrits à nuire à la Belgique. La loifrançaise des suspects était bien justifiée parcette basse et stupide oeuvre de tyrannie. Nouspensons que la révérende société a beaucoupcontribué à ce premier essai d’introduire uneinquisition dans nos provinces, pour le moinsaussi rédoutable que le fut celle d’Espagne etc.et dont elle eut su tirer parti dans l’intérêt deses vues de domination. Nous croyons avecd’autant ' plus de raison que cette société a euune grande part au projet en question, quel’homme, qui a pris sur lui de le présentercomme sien , passe pour être le prototype du