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tint ce langage aux députés d’Anvers, il n’eutconnaissance du refus du Roi d’accepter lespréliminaires et de sa déclaration: de considé-rer comme ennemi le prince , qui accepterait lasouveraineté de la Belgique et en prendraitpossession, sans avoir préalablement satisfaitaux stipulations déterminées par les dd me età2 me protocoles. On doit croire que le Princen’a attaché aucune importance au refus, ni à ladéclaration que nous venons de citer. Or s’ils’est flatté de l’espoir que celle-ci ne viendraitpas peser sur lui de tout son poid, il a versédans une erreur bien étrange, et a bien malconnu le Monarque, qui l’avait faite, et lequelest tout aussi éloigné de commettre une in-justice , que fermément résolu à n’en point souf-frir, autant qu’il est en son pouvoir de s’y op-poser. Cette erreur ne tarda pas à être dis-sipée d’une manière fort rude pour Léopold.
Le Roi, après avoir montré une longanimitésans exemple dans les fastes de la diplomatie,et las enfin de voir abuser de sa patience, pritla résolution d’appuyer sa juste cause par laforce matérielle, celle de la raison et de lajustice étant restée impuissante.
Son armée était belle et nombreuse, en égardà l’exiguité du territoire qui l’avait fournie.Elle était pourvue en abondance de tout lematériel nécessaire pour entreprendre une cam-