184
* trouver à même d’en assurer aux JBelges la pai-« sible jouissance.
Dès que le but du délai fut atteint, rien n’ar-rêta plus l’Elu dans sa détermination, ainsi quele prouve l’extrait suivant de la lettre qu’il écri-vit au Régent, le 26 Juin. Voici comme ce Princes’exprime: * Quelque soit le résultat des événe-« mens politiques, rélativement à moi-même, las confiance flatteuse, que vous avez placée en» moi, m’a imposé le devoir de faire tous les ef-» forts qu’il a été en mon pouvoir , pour contri-«buer à mener à une bonne fin une négociation» d’une si grande importance pour l’existence de»la Belgique”. Et plus loin il dit: « aussi tôt que»le Congrès aura adopté les articles que la Con-v férence de Londres lui propose, je considére-rai les difficultés comme levées pour moi, et je«pourrai me rendre immédiatement en Belgique.”
Ainsi aux yeux de ce Souverain de nou-velle et déplorable façon, toutes les difficul-tés étaient levées, dès que les chefs et lescomplices de la révolte se furent prononcés surles préliminaires de paix que la trop complai-sante diplomatie européenne a eu la bonté deleur proposer, et le consentement du Monarquesur le trône duquel ce Prince se disposait às'asseoir, n’était pas même considéré par lui aumoins comme une chose de forme et de conve-nance ; le consentement du Monarque, qui devait