Il est nécessaire d’entrer ici dans quelquesdétails pour faire apprécier les titres que sa no-mination par une assemblée, telle que le congrès,pouvait donner à son Elu.
Il est notoire, que l’élection des membres decette assemblée n’était elle-même que l'effet dela violence et de l’intrigue des factions unies,qui s’étaient arrogé la domination sur le pays, etque la plupart des citoyens notables n’y avaientpris aucune part; par conséquent le congrès nereprésentait réellement que ces deux factions etnullement le pays. Il ne pouvait donc au nomde ce dernier exercer aucun acte valable ; d’oùil résulte qu’il n’avait nul droit, nulle missionlégale de décréter l’indépendance de nos provin-ces et la déchéance de la dynastie régnante, nide nommer un nouveau chef pour la Belgique.
D’un autre côté les actes du congrès se trou-vèrent viciés par la part qu’y avaient prise lesdéputés du grand Duché de Luxembourg et ceuxde la partie du Limbourg que la conférenceavait formellement rétranchés de la Belgique.
Enfin ce congrès qui, comme nous l’avons dit,ne représentait déjà que deux factions, et par-conséquent une fraction très-petite de la popu-lation, avait subi une métamorphose complette
tendre n'eussent uniquement pour objet d’amener l’élection duPrince Anglo-Saxon , sous la promesse de faire modifier le protocoleen question au profit de la Belgique.